jeudi 28 avril 2011

Burger Queen

Bien que n’étant pas une dévoreuse de viande, ceux qui me connaissent ne me contrediront pas si j’affirme être une passionnée du hamburger. A Paris, cela s’exprime par une petite escapade régulière chez Mc Do, ou, plus raffiné et bien meilleur, par un bon repas -tout aussi régulier- chez Jo Allen ; le burger répondant selon moi à des critères de préparation très stricts -que je ne prétends pas maîtriser mais que je suis capable d’apprécier- il m’arrive souvent, par peur d’être déçue, de ne pas choisir ce mets à la carte d’un restaurant dont ce n’est pas la spécialité notoire.

A New York, pour mon plus grand bonheur, le champ des possibles s’étend presque à l’infini. Le parfait burger s’invite à la carte d’établissements étoilés, ou se cache timidement dans de petites enseignes aux allures de fast-foods à peine améliorés. Voici mes préférés :


Burger Joint : niché dans le fond du lobby du très chic hôtel Parker Méridien, on y parvient en tirant un lourd rideau de velours rouge et en suivant les néons en forme de burger qui nous indiquent le chemin. On pénètre alors dans une petite antre aux antipodes du hall aux colonnades de marbre que l’on vient de traverser : comptoir derrière lequel la caisse et le grill se partagent cordialement l’espace, banquettes de bois rustiques, murs « tatoués » des noms de chaque gourmand gourmet passé par là, bande-son éclectique. Ici pas de menu, on ne choisit que la cuisson et les ingrédients (tomates, oignons, sauce…). Et on déguste ce petit délice simplement emballé dans une feuille de papier, préparé par un chef français (et oui !) soucieux de sélectionner pour son plat unique des ingrédients de premier choix. D’aucuns le qualifient de meilleur burger de New York, on ne les contredira pas.





Pop Burger : autre fast-food, mais autre ambiance. Ici, on joue la carte du décalage. On va commander au comptoir, certes, mais auprès d’un pur hipster et dans un cadre ultra épuré et étudié, mélange de bois brut, de design scandinave, et de pop’art. Deux petits burgers se côtoient dans une jolie boîte en carton, ils sont tout simplement bons ; les frites rustiques qui les accompagnent sont inoubliables.





J.G Melon : une allure de vieux restaurant de quartier dans le très chic Upper East Side. J.G Melon a sa clientèle d’habitués de toutes générations qui viennent précisément pour son burger, probablement le meilleur de la ville. La viande savoureuse est servie sur un bun moelleux, avec ou sans fromage, et accompagnée de petites frites rondes et gaufrées. On accompagne et on assaisonne à sa propre convenance, et on se délecte de ce modeste mais succulent petit plat qui a fait gagner à son chef les honneurs du guide Michelin.







The Spotted Pig : plus gastronomique, le restaurant étoilé de la chef anglaise April Bloomfield propose un étonnant burger dont la viande parfaite est rehaussée d’arômes de roquefort. On le déguste accompagné de frites « tire-bouchon », dans une ambiance conviviale de pub anglais surpeuplé.






Bien d’autres méritent le détour : Jackson Hole pour le steak à l’épaisseur indécente et son décor de diner d’Amérique profonde, The Standard Grill pour la salle très agréable peuplée de beautiful people, le Brooklyn Diner pour un voyage dans le temps où l’on s’attend à croiser le regard de Don Draper à la table voisine… 

Burger Joint : Hôtel Parker Méridien, 119 W 56th Street (entre 6th & 7th Av)
Pop Burger : 14 E 58th Street (entre 5th & Madison Av)
J.G. Melon : 1291 3rd Avenue (angle 74th Street)
The Spotted Pig : 314 W 11th Street

mercredi 27 avril 2011

Happy New York



lundi 16 août 2010

Prague, dernière !




Une dernière image de Prague : le peintre, dans le quartier de Josefov, l'ancien ghetto juif. Ou, rêvons un peu : Francis Ford Coppola, sur le tournage de son prochain film, secrets de famille en huis-clos dans une pension au décor monacal, quelque part en Europe de l'est... 

mercredi 11 août 2010

lundi 9 août 2010

I hear music




La musique est un des piliers du patrimoine culturel de la République tchèque. Dans le pays qui a vu naître Dvorak ou Janacek, la musique sous toutes ses formes vous assaille à chaque coin de rue.
Une promenade dans le quartier de Mala Strana, et nous voici devant un joli palais baroque, se trouvant être un ancien hôtel où séjournèrent Mozart et Beethoven. 
A quelques encablures de là, l'on découvre l'opulente église Saint Nicolas et l'on tombe en arrêt devant l'orgue somptueusement rehaussé de dorures, qui s'anima sous les doigts de Mozart lors de sa visite à Prague en 1787.

Traverser le célèbre pont Charles ne laisse pas non plus l'oreille indifférente, puisqu'elle est sollicitée d'abord par un vieil orgue de barbarie, dont la mélodie s'estompe à mesure que l'on avance pour laisser place aux notes de jazz d'un orchestre de fortune, s'étonnant de son succès devant cette foule de touristes dansant et applaudissant à tout rompre.


Sur l'autre rive de la Vltava, on déambule dans les rues constellées de boutiques de souvenirs, dont la musique -qui nous évoque les compilations de dance des années 1990- déborde de leurs murs pour envahir le trottoir.
Enfin, nous voici sur la place Venceslas, dans le hall monumental du Musée National ; nous prenons place sur les marches de l'escalier massif éclairé par de gigantesques candélabres de cuivre, admirons la coupole de verre au-dessus de nos têtes, et voici déjà Suzanne et Figaro qui apparaissent, entonnant le premier air des Noces de ce dernier.

"Pour la musique..."
Billie Holiday, I hear music

samedi 7 août 2010

Please don't write on our walls




Prague est belle. On s'y promène le nez en l'air, on y admire les façades comme on déambulerait dans un musée. Les somptueux palais s'y succèdent, chargés de leur histoire, créant, malgré leurs différences temporelles et stylistiques, une harmonie presque théâtrale.


  


Et puis, ça et là, quelques trouble-fête de notre siècle viennent apposer leur signature dans ce décor d'un autre temps. Bien loin d'en altérer la pureté, ils y injectent une dose d'émotion. Et l'on peut y voir une nouvelle forme de beauté, si tant est que l'on accepte d'y porter un regard dénué de préjugés.





mercredi 4 août 2010

A Praha !

Petit voyage, grand dépaysement. Deux heures après notre départ de Paris, nous dînions hier soir sur une paisible terrasse de la Namesti Republiky de Prague, pris d'un sentiment d'été. Douceur de l'air, calme de l'atmosphère. Le premier aperçu de l'architecture interpelle ; je ne saurais dire si les façades colorées me rappellent l'Italie, ou si je fantasme la Russie. 


A droite, Tancici dum, surnommé "Fred et Ginger"


Premiers pas praguois dans la Nouvelle Ville, pas si nouvelle puisqu'adjointe au quartier historique à partir de 1348 à mesure que la ville se développait. Le Na Prikope, large avenue piétonne aux faux airs de Champs Elysées, nous mène à la célèbre place Venceslas et sa statue du saint patron de la Bohême trônant devant l'imposant Musée National. Un peu plus loin, la vaste place Charles, ses paisibles jardins bordés par l'hôtel de ville médiéval, la maison de Faust, ou encore l'église baroque Saint-Cyrille-et Méthode dont les murs portent les impacts des balles tirées en 1942 par les mitraillettes allemandes. 
Enfin, ce premier aperçu de la Nouvelle Ville s'achève sur une éminence rocheuse dominant le fleuve -la Vltava- où se dresse la forteresse de Vysehrad, érigée au Xè siècle pour la princesse tchèque Libuse et son époux Premysl qui initièrent la dynastie des Premyslides. 


L'église Saints-Pierre-et-Paul de Vysehrad